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Ednancyview

La corruption : ce fléau qui entrave le développement de l'Afrique!

9 Novembre 2012, 18:13pm

Publié par ednancy



En affaire, « glisser un billet  ou un pot de vin » à un représentant du service voulu pour faciliter l’accès à ce service ou pour outrepasser certaines formalités exigées constitue un acte de corruption devant la loi. La corruption existe partout dans le monde et dans toute activité en passant par les affaires, le commerce ou la politique. Cependant, force est de constater, qu’elle a pris une dimension particulière dans les pays en développement. Les pays d’Afrique Subsaharienne par exemple, figurent non seulement parmi les pays les plus pauvres mais aussi les plus corrompus du monde (Guinée, Somalie, Tchad, Soudan) en témoignent les différents indices de perceptions de la corruption. La corruption encore appelée « dessous de table » coûte dix fois plus chère dans les pays pauvres que l’aide publique au développement. Elle touche les plus pauvres de manière disproportionnée et constitue l’un des principaux obstacles à la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement (OMD) estime le PNUD.

D’après la think tank Audace Institut Afrique, la plupart des secteurs gangrenés par la corruption le sont du fait d’une législation pesante et oppressive intentionnellement inadaptée aux réalités. Pour ce groupe d’analyse, parmi les nombreux facteurs engendrant la corruption, il faut citer l’hyper-réglementation. Pour la think tank ivoirienne, l’hyper-réglementation s’entend par une loi qui s’étend au-delà du domaine qui la concerne par essence ou par un caractère excessif qui la rend inadaptée. En prenant exemple sur la Côte d’Ivoire, l’analyse montre comment l’enseignement supérieur privé ivoirien se trouve corrompue.

En effet, la loi fixant les conditions de création des établissements supérieurs en Côte d’Ivoire prévoit de lourds critères qui, en pratique, ne peuvent être respectés. Ce qui contraint pratiquement le créateur d’un établissement à « acheter » une part de son exercice puisque les exigences juridiques sont inatteignables. Pour l’Audace Institut Afrique, une législation compliquée et lourde serait le terreau idéal de la corruption. La meilleure solution face à la corruption montante serait donc une déréglementation et une transparence au niveau des secteurs corrompus. Leur justification serait que la déréglementation instaurerait plus de liberté et de justice pour faire reculer la corruption. Leur conseil au gouvernement ivoirien qui s’est donné pour vœu de devenir un pays émergent en 2020 ainsi qu’à l’Afrique entière serait d’instaurer un environnement juridique clair et facile pour les affaires.

Ces recommandations interviennent au moment où a lieu du 7 au 10 novembre au Brésil, la 15ième  conférence mondiale anti-corruption organisée par l’ONG Transparency International. Le but de cette conférence annuelle est de proposer des mesures permettant aux Etats, au secteur privé et aux organisations de la société civile de renforcer la lutte contre la corruption en favorisant la transparence et la responsabilité.

La corruption constitue une pratique vraiment malveillante et immorale dans les pays en développement, les nations pauvres qui sont sujettes à ce fléau s’appauvriront encore davantage. Certes, le corrompu et le corrupteur s’enrichiront mais cela se fera au détriment des autres. La corruption détourne les ressources et entrave l’accès des populations aux services essentiels tels que la santé et l’éducation. Les gouvernements doivent combattre avec ardeur cette plaie aussi profonde qu’un puits sinon les tentatives des gouvernements de sortir du sous-développement et de la trappe à la pauvreté ne seront que vaines.

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adoumbaye moko 25/08/2017 14:22

bonjour Monsieur je veux bien que vous m'envoyez votre article je suis leader d'une association des jeunes et en lisant cet article j'ai beaucoup appris j'aimerais échangé avec les autres membres de l'association sur cet article.
Tres cordialement!