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Ednancyview

Les femmes, actrices majeures de la diversité du bétail indigène

14 Novembre 2012, 19:25pm


Le rôle positif de la femme dans la prospérité du secteur agricole dans les pays pauvres n’est plus à démontrer désormais. Cependant, un autre secteur informel requiert que l’on s’intéresse de près et de loin aux contributions apportées par la femme. Il s’agit de la production animalière ou élevage. En effet, force est de constater que la femme joue un rôle important dans l’élevage notamment dans la diversité du bétail. Dans un rapport de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) basée à Rome, publié en ce début novembre intitulé : Gardiennes invisibles : les femmes gèrent la diversité du bétail », l’autonomisation de la femme dans l’élevage est sacrement mise en relief. Le rapport montre que sur les 600 millions d’éleveurs pauvres que compte le monde, près de deux tiers sont des femmes dont les hommes ont souvent migré vers les villes.

C’est incontestablement une réalité dans les pays pauvres, les hommes en milieu rural migrent souvent vers le milieu urbain pour chercher de quoi faire vivre leur famille restée au village. Les femmes deviennent alors protectrices des enfants en l’absence du père de famille. Par essence nourricière du foyer, elles sont obligées de s’adonner aux seules activités capables de nourrir les enfants (culture, agriculture ou élevage). En l’absence de l’époux, les femmes restent à la maison avec leurs progénitures et vivent de cultures qu’elles plantent et du petit bétail indigène qu’elles élèvent notamment des poulets, des chèvres ou peut être des vaches.

Cependant ces bétails indigènes ou races indigènes sont en déclin de nos jours et souvent menacés de voie de disparition, du fait des conditions locales souvent rudes. Selon les données disponibles, environ 22% des races d’élevages sont menacées d’extinction. Ces animaux ont besoin d’aliments spéciaux, coûteux et attendent d’être nourris avant de se nourrir. Les éleveurs pauvres en milieu rural, en particulier les femmes sont souvent incapables d’obtenir des intrants ou de trouver le temps nécessaire pour élever ces animaux avec succès.

Dans son rapport, la FAO rappelle les avantages de ses races indigènes et appelle à reconnaître le rôle des femmes dans la protection et la défense de ses races ainsi que dans l’amélioration de leur patrimoine génétique. Les femmes sont les gardiennes de la diversité du bétail souligne l’auteur de l’étude IIse Köhler-Rollefson. Vue la menace d’extinction qui plane sur les races indigènes, les pays commencent à comprendre l’ampleur du danger en mettant en place des programmes censés inverser le déclin des races de bétail indigènes. Cependant, la FAO estime que tant que le rôle de la femme en tant que gardienne du bétail indigène ne sera pas pris en compte, ces différents programmes ne seront pas couronnés de succès.

Source : fao.org

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