Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Ednancyview

La mésaventure des femmes malgaches au Koweït et en Arabie Saoudite

22 Mars 2013, 11:00am

Publié par Ednancy

Récemment, je vous parlais de l’aventure abracadabrante des femmes philippines au Maroc en tant qu’employées de maison.  En effet, ces femmes venues de Philippines pour travailler et subvenir aux besoins de leurs familles avaient été maltraitées par leurs employeurs. Lassées de cette situation, elles  décidaient de porter plainte (cf. Maroc : quand la traite des philippines scandalise).

Aujourd’hui, le cauchemar continue et non pas au royaume chérifien mais au Koweït et en Arabie Saoudite. Cette fois-ci, c’est l’histoire des femmes malgaches qui ont quitté leur pays pour venir travailler dans ces pays. Ces bonnes femmes ont subi le même sort que leurs amies philippines. Violées, agressées, humiliées, elles sont retournées à Madagascar et tentent aujourd’hui, de traverser cette effroyable aventure en racontant leur calvaire.

Voici quelques récits de cette mésaventure de ces femmes malgaches :

Mevatiana Raharimanana , 25 ans mariée, mère d’une fille de 3 ans, est partie travailler au Koweït en avril 2012 en tant que femme de ménage avec l’agence Fa Entreprise, basée à Antananarivo. Elle est revenue au pays. «Mon employeuse s’était jeté sur moi pour m’étrangler » dit-elle.

Mevatiana Raharimanana , 25 ans mariée, mère d’une fille de 3 ans, est partie travailler au Koweït en avril 2012 en tant que femme de ménage avec l’agence Fa Entreprise, basée à Antananarivo. Elle est revenue au pays. «Mon employeuse s’était jeté sur moi pour m’étrangler » dit-elle.

Jimmy Razafimahatratra montre une photo de sa femme Mamisoa, violée par son employeur koweitien. Pour rapatrier sa femme, l’agence de placement lui réclame 2000 euros. Il gagne à peine 150 euros par mois

Jimmy Razafimahatratra montre une photo de sa femme Mamisoa, violée par son employeur koweitien. Pour rapatrier sa femme, l’agence de placement lui réclame 2000 euros. Il gagne à peine 150 euros par mois

Au Bureau de la police de l’air et des frontières, à l’aéroport international d’Ivato, Josiane (le nom a été modifié) de dos, 34 ans, mariée et mère d’un garçon de 3 ans revient du Koweït où elle travaillait en tant que femme de ménage : « La patronne nous donnait tous les matins un hamburger que l’on devait se partager en deux avec ma collègue philippine. C’était notre repas pour toute la journée, plus une bouteille d’eau chacune ».

Pour Jeannoda Randimbiarison, la présidente du Syndicat des professionnels diplômés en travail social (SPDTS), l’objectif maintenant est de pouvoir mener des actions en justice contre les agences qui emploient ces jeunes femmes. En attendant, Jeannoda Randimbiarison gère au cas par cas la situation de ces jeunes femmes parties travailler dans les pays du golfe et qui veulent revenir à Madagascar. 

Cependant, un cas attire l’attention mondiale celui de Fatouma Soayarita, 26 ans. Ce cas a fait la Une de la presse malgache au début de l’année. Etudiante malgache en anglais et originaire de Nosy Be, le paradis des touristes, Fatouma a débarqué à Madagascar le 8 février dans un état indescriptible, après un séjour de cinq mois en Arabie saoudite. Selon Céline Manceau, juriste française et experte auprès du ministère de la justice, qui l'a rencontrée à l'hôpital, "elle sentait tellement mauvais qu'à l'escale, à Johannesburg, le personnel de bord ne voulait pas qu'elle monte dans l'avion".

La jeune femme est finalement arrivée à destination pieds nus, sans argent et habillée de vieux vêtements immondes. "Elle alternait apathie et crises de démence", raconte la juriste. "Elle affirme avoir été droguée par piqûre puis violée par l'employeur et son fils", ajoute la présidente du SPDTS, Jeannoda Randimbiarison. Selon cette dernière, " Fatouma a pris la fuite le jour où elle a vu ses deux violeurs aiguiser des couteaux dans la cuisine".

Quand au gouvernement malgache, il a décidé en cette année 2013, d’expédier plus de 6000 domestiques d’abord aux Koweït puis en Arabie Saoudite.

Pour voir les photos, voir :

http://www.lemonde.fr/international/portfolio/2013/03/20/au-service-de-sa-cruaute_1847635_3210.html

Commenter cet article

lydie 13/07/2015 11:50

On devrais stopper ces animaux car quand je pense au miliers de mes soeurs Camerounaise qui son parti j'ai mal pour eu et comment les faire revenir